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Pourquoi intégrer les recommandations de la HAS pour la CAA ?
La HAS publie régulièrement des documents relatifs à ses recommandations de bonnes pratiques professionnelles. En effet, améliorer le parcours de soin des usagers des ESSMS fait partie de la politique de l’État. En particulier, la HAS recommande d'intégrer la CAA. Pourquoi ? Et pour qui s'adresse-t-elle ? Nous vous expliquons tout.
À lireDiscuter, comprendre des consignes, exprimer ses douleurs et se faire des amis… Tout ceci ne représente pas un problème pour la majorité de la population. Mais les personnes avec des troubles de la communication, elles, sont confrontées à bien des obstacles.
Qu’elles aient une déficience intellectuelle, un trouble neurodéveloppemental ou un trouble moteur, les capacités de communication peuvent être dégradées.
Comment alors améliorer la prise en charge ? Comment, aussi, éviter l’épuisement des équipes de soin ?
Pour offrir un soutien maximal aux usagers des ESSMS, la communication alternative et augmentée, ou CAA, est un outil capital.
Mais, pourquoi la mettre en place dans les établissements et services sociaux et services médico-sociaux ? La Haute Autorité de Santé, dans ses recommandations pour la CAA, offre de nombreuses réponses à ce sujet. Que vous soyez chef de service, directeur ou responsable associatif, nous vous expliquons pourquoi intégrer la CAA dans votre établissement dès maintenant !
Pour faciliter votre lecture, nous avons également préparé un résumé des principales RBPP liées à la CAA (PDF).
Quelle est la définition de la CAA selon la Haute Autorité de Santé ?
La communication alternative et augmentée désigne un ensemble d’outils et de techniques d’intervention. Leur but est bien sûr d’aider les personnes qui ont des difficultés pour :
- comprendre ;
- et/ou s’exprimer (via la communication orale et/ou non orale).
Cette définition est clairement inscrite sur les pages 17 et 18 du document qui présente les recommandations de la HAS à propos du trouble du développement intellectuel (5 juillet 2022) :
« [La CAA] met à disposition de toute personne ayant des difficultés complexes de communication des solutions pour s’exprimer, comprendre et se faire comprendre. »
Dans votre ESSMS, vous rencontrez très certainement des personnes qui rencontrent des difficultés communicationnelles…
Mettre en place la CAA ne permet pas seulement de permettre à la personne de parler de manière orale et/ou verbale. L’objectif est aussi et surtout de faciliter ses compétences communicationnelles. Ceci peut se faire à travers de nombreux outils alternatifs : pictogrammes, outils numériques, signes, etc.
Vous-même, arrivez-vous à communiquer avec vos usagers ? Ont-ils accès à des dispositifs de communication adaptés à leurs besoins propres ?
Finalement, pourquoi et pour qui mettre en place les RBPP (recommandations de bonnes pratiques professionnelles) de la HAS ?
Pourquoi intégrer la CAA au sein de votre établissement ?
1. Améliorer l’accompagnement et le quotidien des équipes au sein de l’ESSMS
Dans ses documents relatifs aux bonnes pratiques, la HAS rappelle que la CAA est au centre d’un accompagnement efficient.
En effet, la communication est essentielle dans la vie de tous les jours. En particulier, pouvoir exprimer ses douleurs et besoins de manière précise est décisif pour obtenir des soins adaptés.
Les avantages de la CAA pour vos équipes ?
- Mieux répondre aux demandes des usagers.
- Améliorer la prise en charge.
- Accélérer les échanges et la compréhension.
- Par conséquent, pouvoir passer plus de temps sur le développement d’activités, ainsi que sur leurs autres missions.
- Renforcer la cohérence des pratiques au sein de votre établissement.
2. Améliorer le quotidien des usagers
Grâce à la CAA, la qualité de vie des usagers est bien évidemment améliorée sur de nombreux aspects. Voici quelques objectifs pour votre ESSMS :
- répondre à leurs besoins ;
- leur assurer une meilleure compréhension de la disposition des salles grâce à une signalétique adaptée ;
- mieux adapter leur quotidien grâce à des plannings visuels ;
- leur proposer des choix, pour améliorer leur autonomie et leur estime de soi ;
- renforcer leur présence autour de projets concrets ;
- favoriser leur intégration sociale ;
- favoriser leur autodétermination et, de ce fait, répondre à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
Par ailleurs, la Conférence Nationale du Handicap de 2023 souligne :
« Communiquer pour exprimer ses choix est une question de dignité. »
Mais comment garantir ce droit essentiel pour toutes et tous ?
Comment permettre aux personnes accompagnées dans les ESSMS d’accéder à une pleine participation citoyenne ?
Tout simplement en dotant les professionnels des compétences nécessaires pour utiliser efficacement la CAA.
3. Répondre aux RBPP de la HAS
Dans un contexte de qualité des soins, intégrer les RBPP se révèle essentiel.
Pour définir ces RBPP, la HAS s’appuie sur des études éprouvées et internationales.
Aussi, vous êtes certain, en tant qu’ESSMS, d’obtenir des résultats rapides et concrets.

Pour quels handicaps la CAA est-elle recommandée ?
1. Le trouble du développement intellectuel
De nombreuses personnes pensent, à tort, que les enfants et adultes avec un TDI sont incapables de communiquer, voire d’intégrer de nouveaux apprentissages.
Cassons tout de suite ces préjugés : la CAA offre des capacités d’adaptation certaines face aux défis communicationnels de chaque personne. Ce qui compte : la motivation et un bon accompagnement.
Or, échanger des messages est un essentiel dans la vie quotidienne, notamment pour devenir autonome. De manière générale, tout le monde souhaite pouvoir partager ses besoins ou émotions et comprendre ses interlocuteurs et interlocutrices.
Grâce à la CAA, vous trouverez toujours :
- un ou des dispositifs de communication adaptés aux usagers qui ont un trouble du développement intellectuel ;
- des stratégies permettant d’enseigner la communication de manière efficiente et individualisée.
2. Le trouble du spectre autistique (TSA)
Dans le cas de l’autisme, les interactions sociales représentent un défi majeur.
Déficit en théorie de l’esprit, mutisme, difficulté à reconnaître les émotions des autres… tout ceci rend les relations sociales épineuses.
Alors, comment aider ces enfants et adultes qui ont un TSA ?
À nouveau, la CAA est une réponse adéquate : les pictos, dessins, supports temporels et autres outils de communication sont autant de solutions qui répondent aux obstacles rencontrés.
Par exemple, l’enfant que vous accompagnez a des difficultés à comprendre vos questions relatives au repas ? « Veux-tu du pain ? As-tu encore faim ? Peux-tu me faire passer l’eau ? »
Pour obtenir une réponse à ces courtes questions, vous pouvez employer d’autres supports de communication que la parole. Les signes, symboles visuels et applications numériques ne sont que quelques exemples.
3. Le polyhandicap
Pour certaines personnes en situation de polyhandicap, l’accès au langage verbal peut être difficile, voire impossible. Quant à la communication non verbale, les handicaps moteurs et handicaps sensoriels sont autant d’obstacles. De même que pour les communications orale et non-orale.
Heureusement, la CAA offre des possibilités quasi infinies. Vous pouvez même employer plusieurs outils à la fois : c’est la communication multimodale.
4. Les « comportements-problèmes »
Ces comportements ont de nombreuses répercussions, autant pour la personne concernée que par son entourage. Rupture de la prise en charge, non-intégration sociale, isolement des familles… Pour éviter ces désastres, vous pouvez dès à présent mettre en place des stratégies de prévention et d’intervention. Notamment grâce à la CAA.
Car, parfois, ces « comportements-problèmes » ont pour origine une incapacité à exprimer ses besoins. Proposer des solutions de communication individualisées (outils low-tech comme technologies high-tech) leur permet alors de diminuer la frustration et le stress générés par ces situations.

Comment se former à la CAA ?
Vous pensez qu’intégrer les RBPP de la HAS au sein de votre établissement est trop fastidieux ?
Bien au contraire ! Vous pouvez utiliser dès à présent des outils de communication simples, mais puissants, tels que ceux de la CAA.
Bien sûr, nous savons que lire les RBPP de la HAS demande beaucoup de temps. De plus, passer de la théorie à la pratique réclame des tâtonnements qui peuvent vous décourager…
Mais il existe une solution rapide et efficace qui vous permettra d’enrichir votre prise en charge ! Réponse : la formation.
L’expérience est ici un maître-mot. Chez Ideereka, notre spécialisation dans les TND (troubles du neurodéveloppement), TDI, CAA et autres domaines nous permet aujourd’hui de former les professionnels et établissements sur ces sujets.
Chaque année, ce ne sont pas moins de dizaines d’établissements médico-sociaux qui se rapprochent de nous. Nous en avons retiré un enseignement clair : pour utiliser les outils de CAA, encore faut-il réussir à se les approprier… Et, pour cela, rien ne vaut la pratique.
C’est pourquoi, en plus des sensibilisations et journées pédagogiques, nous proposons des exercices pratiques sur des situations réellement rencontrées par vos équipes. Cet apprentissage se veut collaboratif, pour établir une cohérence au sein de votre établissement.
Vous souhaitez nous faire part de vos besoins et des défis rencontrés au sein de votre ESSMS ?
Contactez-nous ! Nous construirons ensemble un projet de formation sur-mesure.
La Haute Autorité de Santé et ses recommandations pour la CAA : quelques points clés à retenir
Quelles sont les recommandations de la HAS ?
- Intégrer la CAA au sein du parcours de soin des patients et patientes.
- Former les professionnels à ces outils.
- Désigner des personnes ressources.
- Engager un projet pluridisciplinaire et impliquer les familles.
Quels sont les outils de la CAA ?
- Les outils sans aide externe : Langue des Signes Française (LSF), gestes, expressions faciales, mimiques, vocalises.
- Les outils avec aide externe : pictogrammes, photos, objets, tableaux de communication, synthèse vocale, outils numériques, tablettes.
Pourquoi intégrer ces RBPP au sein de votre établissement ?
- Améliorer les compétences de vos équipes.
- Accélérer l’échange et la compréhension avec les personnes accompagnées.
- Améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes.


