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Expression et communication en MAS-FAM
RBPP HAS Qualité de vie en MAS-FAM de 2013
Améliorer la qualité de vie de chacun et chacune, favoriser l'autodétermination, faciliter l'expression et la compréhension... Tout ceci est possible grâce à la communication alternative et augmentée (CAA). Recommandée par la Haute Autorité de Santé, elle vous offre de nombreux bénéfices dans l'accompagnement de vos usagers en MAS-FAM. Découvrez une synthèse des RBPP de la HAS !
À lireLa HAS a publié en 2013 la recommandation « Programme Qualité de vie en Maison d’accueil spécialisée (MAS) et en Foyer d’accueil médicalisé (FAM) – Volet 1 : Expression, communication, participation et exercice de la citoyenneté » (lien officiel HAS), qui souligne l’importance de la communication pour améliorer la qualité de vie des résidents.
Vous travaillez dans une maison d’accueil spécialisé (MAS) ou dans un foyer d’accueil médicalisé (FAM) ? Infirmier, éducateur… quelle que soit votre position, la communication avec vos usagers représente un point clé du soin comme de l’éducation.
Par exemple, pouvoir échanger avec les patients permet de mieux repérer leurs douleurs somatiques… et donc apporter des soins appropriés. Et ce, malgré la complexité d’accompagner des adultes inaptes à assurer des gestes quotidiens (hygiène, repas, etc.).
Par ailleurs, communiquer participe à mieux connaître les besoins de la personne en situation de handicap, notamment pour les actes de la vie quotidienne.
Mais comment s’y prendre ? Comment échanger avec bienveillance et respect ? La Haute Autorité de Santé, ou HAS, fournit toutes ses recommandations de bonnes pratiques pour les professionnels (RBPP) à ce propos. Utiliser la communication alternative et augmentée, ou CAA, en fait d’ailleurs partie.
Mais comment bien intégrer tous ces conseils, relativement nombreux ?
Ne vous inquiétez pas : nous avons condensé, spécialement pour vous, toutes les informations utiles.
Retrouvez ici tout ce qu’il y a à savoir sur la communication en MAS-FAM !
Pourquoi aborder la question de la communication en MAS-FAM ?
1. Améliorer la qualité de vie des personnes
Selon la HAS et son document « Qualité de vie en MAS-FAM (volet 1) », favoriser la communication et l’expression des choix des personnes est un principe-clé du décret du 20 mars 2009.
Or, ceci passe par une bonne communication.
Les établissements médico-sociaux ont alors pour objectif de faire évoluer les relations sociales de leurs usagers.
2. Booster l’autonomie et l’autodétermination
Améliorer leurs compétences sociales permet à vos usagers de décider de leurs propres actions, en fonction notamment de leurs désirs et préférences. Le but : booster leur autonomie et autodétermination.
Tout ceci constitue des éléments essentiels pour répondre à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (tel que nous le précisons dans notre article d’introduction aux RBPP de la HAS).
La CAA est-elle efficace pour faciliter l’expression et la compréhension ?
Dans les MAS et FAM, bien communiquer avec les usagers peut représenter un challenge particulier.
Que signifie telle ou telle stéréotypie, comme le balancement ? Une anxiété, une colère ?
Comment interpréter un mutisme soudain ? Est-ce lié à un désaccord ou bien à une « simple » fatigue ?
Comprendre et se faire comprendre ne sont pas toujours aisés. Ces situations peuvent amener à la démotivation et à la fatigue, non seulement pour les usagers, mais aussi pour les équipes de soin.
C’est là que la communication alternative et augmentée, ou CAA, intervient.
Selon le document de la HAS (page 20) :
« Il existe des outils d’aide à la communication (ou moyens de communication alternatifs ou augmentatifs) […] qui permettent de compenser ou contourner certaines de ces difficultés. »
Ceci confirme la pertinence et l’efficacité de la CAA dans les situations de communication complexes.
Note : nous vous avons listé quelques citations intéressantes de la HAS à ce propos dans ce document).
Les outils de communication alternative et augmentée diffèrent-ils selon la structure ?
Différences des profils de résidents entre MAS et FAM
Les MAS et FAM assurent tous deux l’hébergement et les soins aux adultes en situation de handicap complexe. Pourtant, quelques différences subsistent.
Les profils des usagers ne sont en effet pas tout à fait les mêmes. Dans les FAM, les personnes accueillies sont plus autonomes. Ainsi, selon la Drees, 60 % des résidents des MAS ne peuvent communiquer seuls, contre 41 % dans les FAM.
Malgré ces différences, les stratégies de communication à mettre en place ne dépendent pas du type de structure… mais bel et bien du profil individuel de la personne accompagnée.
Différences en termes de communication d’une personne à l’autre
Si, entre deux établissements, divers publics peuvent être rencontrés, cela est vrai également au sein d’une même structure. Tout ceci complexifie bien évidemment les stratégies de communication à mettre en œuvre en interne.
Les moyens de communication sont choisis selon les capacités d’expression et de compréhension de chacun et chacune (et évoluent avec le temps). Selon le handicap, ils pourront s’appuyer, par exemple, sur l’expression orale, mais aussi sur l’expression gestuelle, les signes, postures, etc.
Et, histoire de compliquer encore plus les choses, les besoins de communication seront différents au sein d’un public ayant le même handicap.
En bref, il existe bel et bien des différences en termes de capacités de communication entre chaque personne.
C’est pourquoi les outils et stratégies définies se doivent être individuelles.

Quelques RBPP de la HAS à propos de la communication en MAS-FAM
1. Personnalisez la façon d’entrer en relation avec chaque résident
« Impossible de croiser son regard. »
« Il ne dit même pas bonjour ou merci, quel malpoli ! »
Vous reconnaissez l’une de ces situations ? Comme beaucoup, vous vous demandez sûrement comment entrer en relation avec ces personnes…
Dans l’esprit des recommandations de la HAS, voici des conseils pratiques pour améliorer la relation :
- instaurez un climat de confiance (tout en vous assurant que la relation ne soit pas asymétrique) ;
- soyez proactif et dans l’écoute active (toquez à la porte, parlez-lui directement…) en prenant en compte ses difficultés sociales, handicap sensoriel, etc. ;
- ne coupez jamais la parole à l’usager, même si celui-ci s’exprime très lentement ;
- adaptez, selon ses particularités, le ton de votre voix, la vitesse de parole, etc. ;
- appuyez-vous sur ses intérêts pour créer une relation (jeux, lecture ou autre) ;
- et, surtout, soyez patient !
2. Évaluez les stratégies de communication à mettre en place
Avant même d’essayer de parler avec une personne qui a des difficultés communicationnelles, passez par une évaluation précise.
Par exemple, tout le monde n’est pas en mesure de comprendre le langage oral ! Dans ces cas-là, discuter oralement ne se révèle pas pertinent…
Pour réaliser cette évaluation, en s’inspirant des principes de la HAS, il est recommandé de :
- identifier les modalités d’expression de la personne, son envie d’entrer en relation, les dispositifs de communication à sa disposition et ses particularités motrices et sensorielles (toucher ou audition…) ;
- prendre en compte l’évaluation pluridisciplinaire des autres professionnels (aide-soignants, neuropsychologues, etc.) ainsi que les observations et vécu des proches ;
- réaliser des observations dans la vie quotidienne ;
- analyser toutes ces informations pour déterminer le projet personnalisé le plus adapté ;
- faire une réévaluation régulière.
3. Individualisez la prise en charge des personnes en situation complexe de handicap
Pour individualiser l’accompagnement en fonction des défis communicationnels (et des compétences communicationnelles), voici quelques recommandations :
- prenez en compte les préférences de chaque usager (avec des propositions de sorties ou de repas) ;
- aidez ces personnes à exprimer leurs choix en fonction de leur mode de communication (communication non orale, comme l’écrit, ou communication orale) ;
- demandez quelles sont ses spécificités sensorielles et émotionnelles et adaptez l’environnement (en minimisant l’éclairage, en effectuant la toilette selon ses particularités tactiles, etc.) ;
- personnalisez les modalités de communication ;
- enfin, désignez des professionnels ressources sur les thématiques de la communication (comme le recommande la HAS) pour soutenir les personnes avec des troubles de la communication et former l’entourage aux outils alternatifs.
4. Intégrez des moyens de communication alternatifs et augmentés
Dans la CAA, de nombreux autres outils peuvent être utilisés :
- les outils low-tech (pictogrammes, signes, images, écriture, etc.) ;
- les outils technologiques (synthèse vocale, applications numériques, etc.).
Ces moyens, lorsqu’ils sont adaptés à la personne, permettent d’améliorer considérablement sa qualité de vie au sein de l’établissement.
Elle pourra ainsi :
- mieux se repérer d’un point de vue temporel et spatial (avec des supports visuels ou tactiles, des plannings et une signalétique adaptée) ;
- mieux exprimer ses besoins (être au calme, l’impossibilité de manger un certain type d’aliment, etc.) comme ses choix, à l’aide de pictos ou d’objets ;
- comprendre les conséquences de ses choix (dans le cas où ces derniers se révéleraient irréalistes).
5. Formez les professionnels à l’utilisation de ces outils formalisés
Bien sûr, toutes ces stratégies ne peuvent être définies sans une certaine expertise !
Comment savoir si l’usager saura mieux utiliser la tablette que les pictos ? Ou l’inverse ?
En tant qu’orthophoniste, psychomotricien, psychologue ou ergothérapeute, acquérir un savoir-faire dans le domaine de la communication (et plus particulièrement de la CAA) est crucial.
Mais les professionnels paramédicaux et éducatifs ne sont pas les seuls concernés : les proches, eux aussi, peuvent se former à ces outils.
Et ce, toujours dans le but d’améliorer la vie quotidienne de vos usagers… comme de celle de leurs familles.

Comment former les professionnels à la communication alternative et augmentée ?
Savoir vers quel organisme de formation se tourner n’est pas toujours simple. Sans compter que trouver des horaires adaptés à l’emploi du temps de ses équipes est un véritable casse-tête…
Chez Ideereka, nous savons bien tout cela, tout simplement pour avoir travaillé avec de nombreux établissements médico-sociaux.
Spécialisés dans les troubles du neurodéveloppement tels que l’autisme (mais pas seulement), nous savons exactement comment mettre en place la CAA… tout en nous adaptant à vos contraintes et besoins.
Notre procédé :
- nous réalisons un entretien préalable durant lequel nous identifions vos besoins ;
- nous définissons un projet de formation sur-mesure ;
- enfin, nous intervenons directement auprès de vos équipes (avec des formations, sensibilisations, journées pédagogiques, etc.).
La curiosité vous titille ? Contactez-nous pour en savoir plus !

