Articles

Programme Barkley : le guide complet des professionnel·les
Le programme Barkley (PEHP) vu du professionnel qui le conduit : ses ressorts, ce que la science établit et ce qu'elle nuance, ses dix étapes côté conducteur, et les métiers qui peuvent l'animer.
À lireLes enfants présentant un TDAH peuvent mettre la patience de leurs parents à rude épreuve au quotidien. Des approches structurées peuvent aider à mieux gérer certains comportements et à renforcer la relation parent / enfant. Le programme Barkley peut contribuer à réduire certaines tensions familiales, avec un impact variable d’une famille à l’autre. Vous accompagnez des familles concernées par le TDAH et n’avez pas encore exploré ce programme cité par la Haute Autorité de Santé (HAS) ? Découvrez ce que ce programme peut apporter et quelques stratégies que vous pouvez tester rapidement.
En consultation, un parent vous décrit une semaine de plus passée à répéter chaque consigne dix fois, des devoirs qui tournent au conflit, et l’impression d’avoir déjà tout tenté. La scène vous est familière, et elle se répète plus qu’on ne le croit. Selon la Stratégie nationale sur les troubles du neurodéveloppement, une personne sur six est aujourd’hui concernée par l’un de ces troubles ; chez l’enfant, ils s’accompagnent souvent de comportements d’opposition qui usent la famille.
Face à ces situations, le programme d’entraînement aux habiletés parentales de type Barkley est l’une des réponses les mieux documentées. La plupart des ressources en ligne l’expliquent aux parents. Celle-ci part de votre place à vous, celle du professionnel·le qui envisage de le conduire. Car conduire un programme et le connaître sont deux compétences bien différentes.
Ce guide reprend donc le programme du point de vue de celui qui l’anime. On y verra ses ressorts, ce que la recherche établit et ce qu’elle nuance, le déroulé de ses dix étapes côté conducteur, et les métiers qui peuvent s’en emparer. Le principe tient en une phrase : plutôt que de corriger l’enfant, vous outillez ses parents pour transformer les interactions du quotidien. C’est la logique du programme formalisé par le psychologue Russell Barkley, dont le manuel « Defiant Children » reste la référence clinique.
Une note pour les parents qui nous lisent : ce guide s’adresse aux professionnel·les qui conduisent le programme. Pour trouver une personne formée près de chez vous, consultez la carte des professionnels du programme Barkley.
Pourquoi le programme Barkley s’est-il imposé ?
Commençons par lever une confusion courante. Un PEHP dépasse la simple série de conseils : c’est une intervention structurée, issue des thérapies comportementales et cognitives, dotée d’un cadre précis. Ce cadre fait déjà une bonne partie du travail. Un début et une fin clairement posés soutiennent la motivation des familles, qui savent qu’elles s’engagent pour un temps défini. Le format en groupe ajoute un ressort plus discret : quand un parent raconte la crise de dix-huit heures, trois autres hochent la tête, et le sentiment d’isolement s’effrite. Les défis menés entre les séances, eux, transforment ce qui se dit en salle en changements concrets à la maison. Nous en détaillons l’esprit dans notre article sur la guidance parentale Barkley.
Barkley, dans cette famille de programmes, occupe une place à part. D’autres modèles de PEHP existent, mais il reste le plus répandu en France, et souvent le premier que l’on croise en formation. Il vise les enfants d’environ 3 à 12 ans dont le comportement s’organise autour de l’opposition et de la non-compliance. Le TDAH, qui touche près de 5 % des enfants, en forme souvent la toile de fond. Pourquoi ce modèle plutôt qu’un autre ? Parce qu’il compte parmi les plus documentés et les plus éprouvés, au point de servir de repère dès qu’on parle d’entraînement parental. Il offre une trame claire là où les familles avancent souvent à tâtons. Deux ressorts, hérités de la psychologie comportementale, expliquent son mécanisme. La gestion des contingences renforce systématiquement les comportements attendus et laisse sans écho ceux qui posent problème. L’apprentissage social, théorisé par Albert Bandura, mise sur l’enfant qui observe et imite un adulte redevenu un modèle cohérent. Reste à savoir ce que cette réputation vaut, chiffres en main.

Que dit la science, et que ne dit-elle pas ?
La littérature sur le sujet est solide, et ces repères vous serviront autant devant une famille que devant un médecin. La recommandation de la Haute Autorité de santé sur le TDAH, publiée en 2024, demande que ces programmes soient mis en œuvre par des professionnels formés au trouble et à l’animation de ces programmes. La compétence de conduite y est clairement attendue, et pas seulement la connaissance du contenu. Chez le jeune enfant, cette intervention est même privilégiée avant le médicament, réservé au second recours. Cette place de première intention tient aussi à ce que le programme peut démarrer tôt, dès que les difficultés s’installent, sans attendre un bilan complet.
Les effets, ensuite, sont réels, et ils se concentrent là où on les attend : les pratiques parentales et les comportements d’opposition de l’enfant. Une méta-analyse récente de vingt-cinq essais contrôlés randomisés chiffre leur ampleur entre 0,6 et 0,8 écart-type, un niveau modéré à fort. Vient alors la part la plus délicate, celle de l’honnêteté du praticien. L’effet sur les symptômes cardinaux du TDAH, l’inattention et l’hyperactivité, est plus modeste, et il s’atténue quand l’évaluation est menée en aveugle. Concrètement, « en aveugle » signifie que l’évaluateur ignore qui a suivi le programme, un test plus sévère que le seul ressenti des parents. Le programme améliore donc le climat familial et apaise l’opposition, là où le trouble lui-même, on le sait, ne se guérit pas. Posez l’objectif au bon endroit : un quotidien plus vivable, une relation réparée. Le dire à une famille installe la confiance. Car ce qu’elle gagne est bien concret : des soirées moins explosives, un enfant qui s’apaise, des parents qui cessent de se sentir en échec. Comment, alors, traduire ces principes en séances ?
Conduire les 10 étapes du programme Barkley
La plupart des ressources déroulent ces étapes côté parent. Prenons-les côté conducteur : pour chacune, l’objectif visé, ce que vous faites travailler, et le piège d’animation qui guette. Pour rendre tout cela concret, suivons une même famille, celle de Léa, sept ans, dont les parents arrivent épuisés. Léa est un exemple type, composé à partir de situations courantes ; son parcours n’a rien d’un cas réel isolé. Le programme s’étale le plus souvent sur huit à douze séances, en groupe fermé ou en suivi individuel. D’une séance à l’autre, la logique reste la même : un rappel du défi précédent, un nouvel apport, une mise en pratique, un défi à emporter.
Étape 1. Comprendre le TDAH et le trouble oppositionnel. Vous faites passer les parents du registre moral, « elle est infernale », à une lecture neurodéveloppementale. Il s’agit de montrer comment le déficit des fonctions exécutives nourrit l’opposition, et comment s’installe un cercle où chacun renforce le comportement de l’autre. Le piège classique consiste à transformer la séance en cours de neurobiologie ; partez plutôt des situations que les parents de Léa décrivent en arrivant.
Étape 2. Comprendre la non-compliance. Tant qu’un parent reste sur « elle le fait exprès », rien ne bouge. Vous l’amenez à observer ce qui précède et ce qui suit le comportement : Léa hurle quand on éteint la tablette, alors regardez ce qui a précédé le cri et ce qu’il a produit juste après. C’est dans cette séquence que se lit la fonction du comportement. Un petit carnet d’observation, rempli entre deux séances, vaut souvent mieux que la meilleure des mémoires.
Étape 3. Le moment privilégié. La relation, souvent abîmée, se répare par un temps de jeu court et régulier où le parent suit l’enfant sans commander ni questionner. Quinze minutes où Léa mène le jeu, sans « range plutôt ça », rouvrent un canal positif. Beaucoup de parents y redécouvrent un enfant qu’ils ne voyaient plus qu’à travers ses crises. L’erreur fréquente est d’en faire une récompense qu’on retire les mauvaises semaines ; ce temps se protège, il ne se négocie pas.
Le terrain préparé, place aux outils du quotidien.
Étape 4. Les consignes efficaces. Tout se joue sur la qualité de la consigne : une seule à la fois, brève, formulée comme une affirmation, à proximité de l’enfant. « Mets tes chaussures » prononcé à côté de Léa porte davantage que « tu veux bien te préparer ? » lancé depuis la cuisine. Le faux pas le plus répandu, ce sont les ordres jetés en rafale d’une pièce à l’autre. Comptez aussi jusqu’à cinq après la consigne, en silence : ce court délai laisse à l’enfant le temps d’obéir avant qu’on ne répète.
Étape 5. Féliciter le comportement approprié. Vous entraînez le renforcement descriptif et immédiat, qui consiste à nommer le comportement souhaité au moment où il apparaît. Un « tu as rangé ton assiette toute seule » guide Léa plus sûrement qu’un « c’est bien » distrait, parce qu’il dit exactement quoi refaire. L’obstacle, ici, est surtout émotionnel : beaucoup de parents trouvent que « ça sonne faux », et se sentir à l’aise s’entraîne en jeu de rôle. Un repère simple aide : viser plusieurs remarques positives pour chaque reproche.
Étape 6. L’économie de jetons, où l’on ajoute sans jamais retirer. Quand la parole ne suffit plus, un système de jetons rend le renforcement visible, sur deux ou trois comportements au maximum. La règle tient en peu de mots : on ajoute des jetons, jamais on n’en retire, sous peine de transformer l’outil en punition. Le détail pratique se joue dans notre article dédié à l’économie de jetons.
Restent les moments qui débordent, et la vie hors de la maison.
Étape 7. Le retrait et les comportements problème. Le retrait, ou temps de pause, coupe le renforcement d’un comportement précis : court, calme, suivi d’un retour au calme avant toute reprise d’échange. Le piège est de le vivre comme une punition humiliante, trop longue, appliquée en pleine crise. Travaillez d’abord la posture du parent : le retrait sert à faire baisser la température, comme une respiration. Une durée repère, de l’ordre d’une minute par année d’âge, l’empêche de s’éterniser.
Étape 8. Devoirs, organisation et école. Vous étendez les acquis au terrain le plus conflictuel, les devoirs. Une routine fractionnée en courtes séquences, avec des pauses prévues et un lien fluide avec l’enseignant, désamorce une bonne part des tensions, sans se substituer à l’école ni surcharger des parents déjà à bout. Un cahier de liaison léger, relu chaque semaine, suffit souvent à recréer le lien avec la classe.
Étape 9. Les comportements en public. Magasin ou repas de famille : le regard des autres y pèse, et beaucoup de familles renoncent à sortir. Vous travaillez l’anticipation, avec des règles annoncées avant de partir et des sorties graduées. Pour Léa, on commence par la boulangerie du coin avant d’envisager deux heures de courses un samedi d’affluence.
Étape 10. Anticiper et faire durer. La dernière étape ouvre l’après : vous outillez les parents pour transposer la méthode à des difficultés encore à venir, en repérant les situations à risque et en posant un plan de maintien. La question à laisser aux parents de Léa est simple : que ferez-vous quand la rentrée, un déménagement ou l’arrivée d’un cadet rebattront les cartes ? Le piège, ici, c’est la fin de cycle brutale, arrêtée sans préparer la rechute.
Sur le papier, la mécanique paraît simple ; en salle, tout commence par une première séance.
Se lancer : la première séance et le premier cycle
Connaître les dix étapes ne dit pas encore comment ouvrir un cycle. Deux moments concentrent la plupart des questions des débutants : la toute première séance, et le montage du groupe. L’un et l’autre méritent qu’on s’y arrête, car l’adhésion des familles s’y gagne ou s’y perd. Beaucoup de conducteurs débutants se sentent à l’aise sur le contenu, et bien plus démunis sur ces deux aspects pratiques.
La première séance, pas à pas
La première séance a un but précis : poser le cadre et créer l’alliance. Prévoyez une bonne heure, et une atmosphère où l’on peut parler sans se sentir jugé. Un tour de table ouvre la rencontre, où chaque parent nomme une difficulté concrète et ce qu’il attend du programme ; ce simple moment fait déjà tomber le sentiment d’être seul dans son cas. Vient ensuite la psychoéducation de l’étape 1, ancrée dans ces exemples plutôt que dans un exposé théorique, avec un support simple comme le schéma du cercle où consigne, refus et punition s’alimentent. Vous présentez le fonctionnement du programme, en particulier les défis à mener entre les séances, puis chacun repart avec une seule chose à faire : observer, sans rien changer encore. Côté matériel, un livret parent et un support de psychoéducation suffisent ; le tableau de comportements se présentera plus tard, quand l’économie de jetons arrivera. La règle d’or de cette séance tient en deux idées : ne pas surcharger, et faire repartir chaque famille avec un pas tenable. Une famille qui repart avec dix consignes n’en appliquera aucune.
Recruter les familles et former le groupe
Reste à réunir les bonnes familles. Le programme s’adresse aux parents d’enfants d’environ 3 à 12 ans, avec une opposition marquée, souvent dans un contexte de TDAH. Présentez-le comme un entraînement destiné aux parents ; cette formulation change l’adhésion, et prévient la déception de ceux qui attendaient qu’on « travaille » directement avec leur enfant. Quand c’est possible, réunir les deux parents renforce la cohérence à la maison. Deux situations appellent la prudence avant d’inclure une famille : une crise aiguë qui mobilise toute l’énergie ailleurs, et des attentes centrées sur l’enfant seul, qu’un premier entretien permet de recadrer. Pour la taille, un petit groupe fermé, souvent autour d’une dizaine de parents, équilibre l’entraide et le temps de parole, tandis que les situations très spécifiques se traitent mieux en individuel. Pour un premier cycle, la co-animation est précieuse : à deux, l’un conduit la séance pendant que l’autre observe la dynamique du groupe et prête main-forte quand l’émotion monte (chez Ideereka, nous voyons régulièrement des personnes s’inscrire à plusieurs parce qu’elles ont l’intention de faire ensemble). Un créneau régulier, tenable pour des parents qui travaillent, et une salle où l’on peut jouer des scènes, complètent un cadre de départ solide. Reste le rythme : une séance tous les quinze jours laisse le temps de mettre en pratique, sans que le fil ne se perde. Prévoyez aussi les absences, inévitables sur trois mois : un court point de reprise en début de séance suffit à raccrocher une famille qui a manqué la précédente. Ces gestes-là, beaucoup de métiers peuvent les poser.
À qui s’adresse la conduite d’un PEHP ?
À tous les professionnels de l’accompagnement, ou presque : conduire un PEHP est un savoir-faire à part entière, fait de compétences largement transversales. Quel que soit le modèle, vous mobilisez le même socle : analyser la dynamique familiale, planifier un programme adapté, conduire les séances, ajuster au fil des rencontres et faire durer les acquis. Chacun de ces gestes a un contenu concret : analyser, c’est repérer les cercles où consigne, refus et punition s’alimentent ; planifier, c’est choisir le format, le nombre de séances et les comportements à cibler d’abord. Ce socle vaut pour Barkley comme pour le programme REACT, fondé sur la résistance non-violente et destiné aux comportements de contrôle plus sévères, et les compétences de conduite se transfèrent de l’un à l’autre.
Ce savoir-faire reste accessible à un large éventail de métiers de l’accompagnement : psychologues, psychomotricien·nes, orthophonistes, ergothérapeutes, éducateur·rices spécialisés, infirmier·es, enseignant·es. Aucune recommandation ne réserve cette conduite à une profession donnée, ce qui confirme son caractère interprofessionnel. Cette diversité fait d’ailleurs la richesse d’un groupe d’animation : le regard d’un psychomotricien sur le corps et le jeu, celui d’un éducateur sur le quotidien, se complètent. Le vrai prérequis tient à une connaissance solide du TDAH et des troubles associés, celle qui permet de tenir la psychoéducation de la première séance sans surpromettre. Le besoin, lui, est bien là. La DREES évalue à près de six mois le délai moyen d’une première consultation en CMPP, et beaucoup de familles se tournent vers le libéral pour être accompagnées plus tôt. Si cette conduite vous attire, il existe des façons structurées de vous y former.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez aller plus loin, la certification à la conduite d’un PEHP de type Barkley balise ce chemin et atteste, auprès des familles comme des partenaires, votre compétence à mener un programme complet. Pour l’acquérir pas à pas, la formation à la conduite d’un PEHP reprend chacune des étapes vues ici et fait travailler la posture d’animation en situation.
Au fond, le programme Barkley redonne aux parents des prises concrètes sur leur quotidien, et à vous, un cadre éprouvé pour les y accompagner. Ce qui fait sa valeur, c’est la qualité de la conduite.
Pour aller plus loin sur Guidance parentale (Barkley, REACT, ...)
Nos formations, la certification et les ressources gratuites du thème.
Certifications
Conduire un PEHP (programme Barkley)
Se former pour conduire le PEHP (programme Barkley) auprès des familles d'enfants TDAH. La certification Conduire un PEHP est éligible au financement CPF.
Voir la certificationAnnuaire
Un professionnel formé au programme Barkley
Vous accompagnez un enfant TDAH ? Trouvez un professionnel formé au programme Barkley (PEHP) près de chez vous.
Trouver un professionnelFormations

Conduire un PEHP de type « Barkley » pour familles d’enfants présentant un TDAH – Pratique supervisée
Attestation de formation
La version supervisée de notre formation au Programme Barkley : accompagnez une famille avec des points réguliers avec votre formateur, rédigez votre dossier de pratique professionnelle tout au long du parcours et présentez-vous au jury de certification RS 7295. La voie royale vers la certification.
Prochaine session 21/09/2026
Durée 42h réparties sur 26 semaines
Inscriptions ouvertes

Formations
Nouveau 2026
PEHP Écrans : accompagner les familles vers des usages apaisés et des règles durables
Attestation de formation
Les écrans génèrent souvent tensions et culpabilité chez les familles, sans que le sujet soit clairement abordé. Découvrez comment ouvrir la discussion autrement, et accompagnez efficacement les parents vers des règles claires, des routines sereines et moins de conflits au quotidien, y compris en contexte de troubles neurodéveloppementaux.
Prochaine session 07/09/2026
Durée 18h réparties sur 6 semaines
Inscriptions ouvertes
À découvrirFormations

Mettre en place des séances d’accompagnement parental après le diagnostic TSA : structurer pour mieux valoriser votre psychoéducation
Attestation de formation
Apprenez à structurer une démarche claire de psychoéducation du TSA à destination des parents, grâce à des supports concrets et réutilisables. Cette formation vous permettra de proposer explicitement un accompagnement que les familles recherchent activement, répondant précisément à leurs attentes dès l’annonce du diagnostic.
Prochaine session 26/08/2026
Durée 15h réparties sur 4 semaines
Inscriptions ouvertes
À découvrirFormations

Conduire un PEHP de type « Barkley » pour familles d’enfants présentant un TDAH
Attestation de formation
Formation intensive à la conduite d’un PEHP de type Barkley auprès des familles d’enfants présentant un TDAH : animer les séances, guider les parents et ajuster le programme. Elle prépare à la certification RS7295 enregistrée à France Compétences.
Prochaine session 14/09/2026
Durée 18h réparties sur 4 semaines
Inscriptions ouvertes

Formations

REACT – Comment guider les parents à travers les défis des comportements tyranniques
Programme d’Entraînement aux Habiletés Parentales
Attestation de formation
La formation REACT, Programme d’Entraînement aux Habiletés Parentales, offre des stratégies et des outils pour aider les professionnels à guider les parents face aux comportements tyranniques de leurs enfants. En participant, vous apprendrez à comprendre et à gérer ces comportements de manière efficace, à enseigner les 13 étapes du programme REACT et à fournir une guidance parentale adaptée. Cette formation vous permettra de transformer des défis en opportunités éducatives, favorisant un environnement familial positif et harmonieux.
Prochaine session 21/09/2026
Durée 18h réparties sur 7 semaines
Inscriptions ouvertes
À découvrirArticles

Conduire un programme Barkley : le rôle de la posture
Connaître le contenu du programme Barkley et savoir le conduire sont deux compétences distinctes. La certification RS7295 formalise cette seconde compétence : posture professionnelle, adaptation au contexte de chaque famille, gestion du processus sur la durée. Découvrez ce que cette distinction change concrètement dans votre pratique et dans la relation avec les familles que vous accompagnez.
À lireArticles

Un tableau « missions de famille » pour structurer le quotidien
Un tableau hebdomadaire avec pictogrammes pour développer l'autonomie des enfants TDAH. Apprenez à accompagner les familles dans sa mise en place et à éviter les erreurs fréquentes qui compromettent son efficacité.
À lireArticles

Un système d’économie de jetons pour vos séances Barkley
Découvrez le système d'économie de jetons, un outil concret du programme Barkley pour renforcer les comportements positifs chez les enfants TDAH. Apprenez à le co-construire avec les familles et à l'intégrer efficacement dans vos séances.
À lireArticles

Quelles sont les spécificités du programme Barkley en psychomotricité ?
Comment se comporter face à des enfants TDAH qui sont dans l'opposition ? Face à ces comportements oppositionnels, les parents se retrouvent bien souvent démunis. Le programme Barkley leur offre les clés nécessaires pour apaiser les tensions et retrouver un bien-être familial. Mais comment l'intégrer dans votre cabinet de psychomotricité ? Voici quelques réponses !
À lireArticles

Le PEHP : quand le quotidien familial devient un terrain clinique
Et si le vrai “terrain” n’était pas la séance, mais le mardi matin à 7h42 ? Le PEHP transforme ces scènes du quotidien (matin, devoirs, coucher, écrans) en terrain clinique : une intervention structurée, des objectifs concrets, des ajustements réalistes. Moins de discours, plus d’outils qui tiennent dans la vraie vie.
À lireArticles

Écrans : quel rôle pour les professionnels, au-delà des alertes ?
Les écrans sont devenus un sujet sensible, et si vous accompagnez des enfants et leurs familles, vous le constatez : beaucoup de parents disent “On a compris qu’il faut limiter… mais on n’y arrive pas.” Au-delà des alertes, votre rôle est d’aider à évaluer, choisir et installer un cadre réaliste, durable, sans culpabiliser.
À lireArticles

Un diaporama de présentation pour introduire le programme REACT aux familles
Un diaporama complet et éditable pour présenter le programme REACT aux familles. Adaptez ce support selon votre métier et votre sensibilité pour créer un cadre rassurant dès la première séance d'accompagnement.
À lireArticles

Un carnet de suivi pour structurer le programme REACT avec les familles
Découvrez le carnet de suivi REACT, un outil de référence à remettre aux familles pour structurer leur progression dans le programme. Disponible en version numérique ou papier, il devient leur fil rouge personnel pour ancrer durablement les changements.
À lireArticles

Qu’est-ce que le programme ABC pour les TSA ?
Les parents d'enfants avec un TSA peuvent être en désarroi face aux comportements de leur enfant. Face à leur souffrance, les programmes d'entraînement aux habiletés parentales représentent une solution concrète. Vous accompagnez des enfants autistes ? Et si vous aidiez également leur famille ?
À lireQuestions fréquentes
Combien de temps dure un cycle Barkley ?
Un cycle se déroule le plus souvent sur huit à douze séances, fréquemment organisées en dix étapes, à un rythme hebdomadaire ou bimensuel. Les séances durent en général une à deux heures. Le vrai levier n'est pas la durée en salle, mais le travail mené par les parents entre les séances.
Le programme se conduit-il en groupe ou en individuel ?
Les deux formats se défendent. Le groupe apporte l'effet de pair-aidance : les parents se reconnaissent dans les situations des autres et culpabilisent moins. Le suivi individuel, ou familial, permet une adaptation plus fine au cas particulier. Le choix dépend de votre cadre d'exercice et de votre aisance à animer un groupe.
Quelle différence avec le programme REACT ?
Barkley repose sur le renforcement positif des comportements adaptés et vise surtout le TDAH et l'opposition, autour de 3 à 12 ans. Le programme REACT, fondé sur la résistance non-violente de Haim Omer, s'adresse plutôt aux comportements de contrôle ou tyranniques. Les deux sont complémentaires, et les compétences de conduite se transfèrent de l'un à l'autre.
Faut-il être certifié pour conduire un PEHP ?
La certification n'est pas obligatoire pour animer un programme ; nous recommandons cependant d'être a minima formé·e à la guidance parentale. La certification, elle, vient valider vos compétences : un tampon lisible pour les familles comme pour les prescripteurs. Cas particulier : si vous financez votre formation par le CPF, il est nécessaire d'aller jusqu'à vous présenter au jury de certification.
Comment se former et financer la formation ?
Plusieurs voies existent selon votre statut. Le CPF finance la formation certifiante. Les professionnels libéraux peuvent solliciter le FIFPL, les salariés le plan de développement des compétences ou leur OPCO. Une facturation sur convention est également possible pour les établissements.
La supervision est-elle nécessaire ?
Elle n'est pas obligatoire, mais elle est vivement recommandée pour vos premiers cycles. Animer un groupe de parents fait surgir des situations qu'aucun manuel ne décrit : un parent qui monopolise la parole, un couple en désaccord, une famille qui décroche. La supervision sert à débriefer ces moments et à affiner votre posture.
Pour quels enfants et à partir de quel âge ?
Le programme cible surtout les enfants d'environ 3 à 12 ans dont le comportement s'organise autour de l'opposition et de la non-compliance, souvent sur fond de TDAH ou de trouble oppositionnel. Comme il agit par l'intermédiaire des parents, il est particulièrement pertinent chez le jeune enfant.
Le programme Barkley agit-il sur le TDAH lui-même ?
Il agit surtout sur ce qui entoure le trouble : les comportements d'opposition, les pratiques parentales, la relation et le sentiment de compétence des parents. Sur les symptômes cardinaux eux-mêmes, l'inattention et l'hyperactivité, l'effet est plus modeste et discuté. Le poser ainsi protège votre crédibilité et celle du programme.

